Témoignages

Philippe P., directeur d’EHPAD

« Je suis depuis 7 mois directeur d’un EHPAD de 61 lits dans une zone rurale. Il s’agit d’un établissement public relevant d’un CCAS, embauchant 43 ETP. En 2012, il a déménagé en 2012 en doublant sa capacité d’accueil et en y adjoignant 11 lits en secteur protégé. La fonction de directeur d’Ehpad dans une structure de taille moyenne est d’une grande richesse. Mon rôle y est de définir, avec le Conseil d’Administration, les orientations stratégiques et réaliser le travail d’analyse à destination des tutelles. La communication auprès des familles, du CA, des tutelles, des professionnels médicaux du territoire est une activité également importante, de façon à promouvoir l’établissement, ses services, sa stabilité, son attractivité. Une présence constante sur le terrain est fondamentale, en lien direct avec les agents et les résidents, autour de la supervision des activités de gestion de l’animation, l’assistance administrative, l’entretien des locaux, la restauration, etc déléguées à mes collaborateurs. La gestion des ressources humaines est centrale, et déterminante pour le bien être de la structure et des résidents. Enfin, une grande partie de mon temps est consacrée au travail de gestion comptable.

Le master m’a permis d’anticiper ces missions par la variété des enseignements, variété qui reflète bien  les multiples casquettes de chef d’établissement. Les bases théoriques m’ont servi de repères pour élaborer mes réflexions et décisions.La connaissance de l’environnement institutionnel et réglementaire est primordiale, le master permet cet apprentissage et assure son actualité. Le stage de second semestre est déterminant pour la sortie de formation. Il permet certes de se faire connaitre mais aussi de mettre en œuvre les enseignements du master dans un cadre serein avec un accompagnement. Il permet également d’améliorer son réseau pour pallier à l’isolement qui peut exister dans les fonctions de direction. »

Delphine B., assistante qualité au sein d’une clinique privée

« En apportant les bases en matière de santé publique et management, ce master permet de développer des capacités d’analyse de l’environnement interne et externe essentielles au développement de la performance d’une organisation de santé.

La richesse des intervenants professionnels et la mixité des étudiants issus de formation initiale et continue apporte une dimension concrète aux savoirs théoriques acquis lors des enseignements.

Les compétences acquises dans les différentes unités d’enseignement et lors du stage professionnels sont indispensables  à l’insertion professionnelle et à l’exercice de responsabilités dans les services et institutions de santé publics et privés. »

Gaëlle V, chargée de projet promotion de la santé IREPS

« Les missions d’une chargée de projet en promotion de la santé, dans un IREPS, sont de développer, mettre en oeuvre et évaluer des projets (autour des thématiques de la nutrition, des compétences psychosociales, de la santé environnementale…) ; avec des structures sanitaires, sociales, avec l’éducation nationale, etc. Notre rôle est d’apporter une expertise en méthodologie de projet, de coordonner un groupe de travail pour permettre une réflexion globale sur les thématiques/les publics concernés, et d’animer soit des ateliers auprès du public visé (jeunes, enfants, personnes en situation de précarité,etc.), soit des formations pour les professionnels qui travaillent auprès d’eux. 

Il est donc absolument nécessaire de maîtriser la méthodologie de projets, qui est abordée au cours du master. J’avais suivi l’UE optionnelle de Master 2 « santé travail », qui permettait d’ailleurs de se mettre au travail autour  d’un cas concret, et dans une démarche projet.

 Les unités d’enseignements qui consistaient à apprendre l’organisation du système de santé, les grands problèmes de santé publique,  permettent des bases solides, dont je me sers régulièrement. En effet, tout projet (et notamment le diagnostic, qui est la première étape) nécessite de bien comprendre le contexte de la demande (les missions de la structure, sa place dans le système de santé, profil des bénéficiaires, etc). L’UE analyse des  politiques de santé (nationales, régionales et locales) est également nécessaire, car nous avons besoin de savoir ce qui est, n’est pas, ou va être en place pour répondre à ces besoins ; et afin d’envisager en fonction des actions pertinentes qui convaincront « les financeurs » (ARS, Région, département..) de nous soutenir.

Enfin, tout au long du master, nous avons été amené à travailler en groupe avec des personnes aux âges, projets et formations diverses. Cela a été un réel point fort, qui m’a permis d’acquérir une capacité d’adaptation pour travailler auprès de professionnels aux différents profils :  animateurs de centres de loisirs, élus, professionnels de santé, professionnels du domaine social… »

Camille B., délégataire du correspondant régional matériovigilance/reactovigilance, CHU Lyon

« En intégrant le M2 GISS, j’avais pour objectif d’approfondir mes connaissances dans les domaines de la qualité et de la gestion des risques, souhaitant absolument travailler sur ce type de missions dans le futur. Finalement, l’ensemble des UE m’ont intéressée et m’ont permis d’appréhender de nombreux domaines de compétences. Pour ma part, le plus de ce master repose sur les interventions de nombreux professionnels de terrain, issus de structures diverses, combinées à celles d’universitaires, apportant les bases théoriques essentielles. Cela constitue un réel avantage en termes d’ouverture d’esprit et de compréhension de notre environnement sanitaire et médico-social. Les apports théoriques se concrétisent en réalité lors du stage de fin d’études. De plus, j’ai particulièrement apprécié le projet d’élaboration de mon mémoire professionnel, qui est encore utile et apprécié dans l’établissement où j’exerce actuellement. 
 
J’ai pu « décrocher » un poste de délégataire du correspondant régional de matériovigilance et réactovigilance. Celui-ci est novateur puisqu’il entre dans le cadre d’une phase expérimentale d’un an mise en place par l’ANSM, en collaboration avec l’ARS. J’ai pour mission principale de créer et d’animer un réseau régional (sur Auvergne Rhône-Alpes) de correspondants locaux de matériovigilance et de réactovigilance (un correspondant local par établissement).Mon activité consiste notamment à les sensibiliser à la déclaration et la pertinence des déclarations, à la culture de la vigilance, etc. mais également des les former et de les fédérer sous forme de réseau (partages d’expérience, échanges réguliers, etc.). Dans ce cadre, je suis amenée à travailler à la fois avec l’ANSM et avec l’ARS. Ce poste est très enrichissant, d’autant plus que je n’en aurais pas eu connaissance sans l’aide du corps enseignant du M2, qui m’a transmis l’offre d’emploi. Je ne pensais absolument pas mener ce type de missions à la sortie du master , mais finalement ce dernier ouvre des opportunités très variées. « 

 

Nadège C., chargée de projet, CHU Toulouse

« Etudiante en formation initiale au sein du M2 GISS, la diversité des domaines étudiés m’a permis de découvrir  une discipline qui était encore peu connue à l’époque et qui m’a passionnée, à savoir l’évaluation médico-économique. Le master m’a permis de rencontrer des professionnels de santé de terrain très actifs qui m’ont permis de compléter les apports théoriques. »

 

Stéphanie C., coordinatrice plateforme santé publique Hopital Joseph Ducuing

‘J’occupe le poste de coordonnatrice de la plateforme de santé publique qui porte trois projets de santé publique :

  • Création et déploiement d’une Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) Régionale visant l’amélioration de la coordination entre les PASS de la région afin de faire émerger une véritable synergie entre les pratiques des professionnels oeuvrant au sein de ces dispositifs.
  • Elaboration d’un programme régional dans le champ de la santé affective et sexuelle. La finalisation d’un état des lieux des actions des partenaires concernés par ce thème a permis d’obtenir une vue d’ensemble des actions sur la région. S’en est suivi une large concertation au sein de groupes de travail animés par la plateforme permettant de formuler des pistes d’actions répondant au diagnostic. Ils ont eu pour objet d’élaborer le programme en conciliant les orientations nationales et régionales avec les aspirations des différents professionnels concernés.
  • Plateforme Santé Précarité. Elle regroupe des professionnels intervenants dans le champ de la précarité sous la forme de réunions permettant la coordination d’acteurs sanitaires et sociaux autour de ces populations fragilisées.

La formation GISS m’a permis d’acquérir des compétences en méthodologie de management de projet, que j’utilise au quotidien pour améliorer la coordination des professionnels (animation de journée, groupes de travail), avec l’acquisition d‘outils de gestion de projet pour planifier, suivre les projets et alerter les partenaires des risques associés à ces projets. Mon stage de M2, m’a permis d‘acquérir des outils en termes de management d’équipe, gestion des ressources humaines et des ressources financières, budgétaires et comptables. Cette formation a donc été riche, tant du point de vue des acquis, que des contacts avec les professionnels du champ de la santé publique et des directeurs de structures médico-sociales.’